Historique du Fort Kléber:
La guerre de 1870 avait prouvé qu’une simple enceinte fortifiée ne suffisait pas à garantir la sécurité d’une ville. Un nouveau concept de « mise en état de défense » fut alors élaboré : forts détachés, bastionnés et semi enterrés, véritables plates-formes d’artillerie lourde.
Strasbourg devînt donc un « camp retranché », c’est-à-dire une forteresse composée d’une auréole d’ouvrages détachés autour d’un noyau muni d’une enceinte.
Le projet initial prévoyait la construction de 36 forts mais, reculant devant une telle dépense, les prussiens le ramenèrent à 14 forts principaux dont 3 se trouvaient sur la rive droite du Rhin.
Situés entre 4,5 et 8 km en avant de Strasbourg, sur une courbe de près de 33 km, ils pouvaient s’appuyer mutuellement. A fossés secs ou pleins d’eau, de formes presque identiques, ils étaient exclusivement organisés pour l’artillerie avec de 22 à 36 pièces et contrôlaient tous les accès de la ville.
Construction des forts :
Elle eut lieu entre 1872 et 1875 pour les 12 premiers et entre 1876 et 1882 pour les 2 derniers. Des routes et des lignes de chemin de fer furent construites pour l’acheminement du matériel. Le canal de la Marne au Rhin et celui de la Bruche servirent également à la main-d’œuvre constituée de civils des villages avoisinants les forts. Des souterrains reliaient les forts entre eux et un télégraphe leur permettait de communiquer également avec l’hôtel du gouverneur et la « Feste » de Mutzig.
Sur ces terrains militaires apparaissaient trois types d’essences d’arbres :
- l’acacia, comme camouflage ou comme obstacles;
- le marronnier dont la résistance permettait la construction d’abris;
- le noyer pour la fabrication des crosses de fusils.
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